
















Maison construite en 1912, avec étable, grenier à foin, remise pour la voiture à cheval et un bâtiment indépendant abritant un magasin et un four voûté, ainsi qu’un jardin. Elle répond à la typologie caractéristique de la région : maçonnerie de moellons enduite au mortier blanc et encadrements en pierre calcaire aux angles, aux portes et aux balcons. La toiture à trois pans présente de larges avant-toits de tuiles en encorbellement.
Bien qu’elle soit en bon état, son ancienneté, l’absence d’isolation et d’installations adaptées la rendaient inhabitable, surtout en hiver.
Elle avait été partiellement rénovée dans les années quatre-vingt pour la doter de sanitaires, d’un réseau d’eau potable et de l’électricité, mais ces installations étaient obsolètes et la maison ne disposait ni de chauffage ni d’isolation thermique.
Les propriétaires souhaitaient la rendre habitable, avec un niveau de confort actuel, pour les vacances et les week-ends, sans qu’elle perde son caractère. En raison de sa protection patrimoniale, l’aspect extérieur devait être modifié le moins possible. Le budget étant limité et la surface bâtie totale importante, il a été décidé de n’intervenir qu’au rez-de-chaussée.
Des ouvertures sont pratiquées dans les murs porteurs en pierre et le tracé de l’escalier est modifié, à la manière d’interventions chirurgicales, afin de relier les espaces intérieurs et de gagner en ampleur et en fonctionnalité. L’ensemble du programme de la maison a été regroupé au rez-de-chaussée, en intégrant l’ancienne étable pour y aménager les nouvelles chambres. Les étages restent inchangés et servent ponctuellement à accueillir des invités l’été, de salle de jeux pour les enfants et de rangement.
Les fenêtres de la façade latérale sont agrandies vers le bas et transformées en portes-fenêtres, ce qui apporte davantage de soleil et un accès direct au jardin.
Un meilleur ensoleillement de tout l’intérieur de la maison.
La remise et le grenier à foin situés au fond de la maison, devenus inutiles, ont été démolis : la façade gagne en longueur et en ensoleillement, et le jardin en surface utile. Un lanterneau installé au-dessus de la cage d’escalier fait entrer la lumière au cœur de la maison.
L’isolation thermique de la partie rénovée.
Le programme étant regroupé au rez-de-chaussée, celui-ci peut être isolé (façades, plancher et sol) en ne chauffant que la partie habitée et la cage d’escalier. L’isolation par l’intérieur permet de chauffer rapidement la maison sans devoir réchauffer l’importante masse des épais murs de pierre. De nouvelles menuiseries en bois, semblables aux anciennes, sont posées avec double vitrage et volets intérieurs traditionnels.
De nouvelles installations.
La maison est équipée d’un chauffage et d’une production d’eau chaude par chaudière à biomasse. La plomberie, l’électricité et l’assainissement sont entièrement refaits.
Préserver le caractère du bâtiment, à l’extérieur comme à l’intérieur.
La rénovation ne modifie pas sensiblement l’aspect du bâtiment. Les poutres, les éléments singuliers et une partie du sol d’origine en dalles de pierre ont été restaurés. À l’intérieur, tout en obtenant un espace plus fluide et rajeuni, on conserve l’essence de l’ancienne maison, en accordant le neuf et l’ancien, pour aboutir à une maison fonctionnelle et pleine de caractère. Le mélange de meubles d’origine et de mobilier contemporain vient renforcer cette impression.